L’extension du vélib’ en banlieue a été autorisée par le Conseil d’Etat, le vendredi 11 juillet 2008.
Le Conseil d’État a estimé que la ville de Paris pouvait étendre à sa banlieue le système de vélo en libre-service Vélib’ sans lancer d’appel d’offres pour un nouveau marché, annulant ainsi un jugement du tribunal administratif de Paris.
Saisi par Clear Channel, candidat vaincu de l’appel d’offres initial attribué à une filiale de JC Decaux, le tribunal administratif de Paris avait estimé, le 2 janvier, que cette extension à la banlieue correspondait à un nouveau marché. Elle ne pouvait donc pas être passée sans publicité ni mise en concurrence.
La Ville de Paris, qui affirmait qu’il ne s’agissait que d’une extension, avait fait appel auprès du Conseil d’État.
"Cette extension, conçue comme un complément du réseau parisien, porte sur l’implantation de stations supplémentaires uniquement sur la partie du territoire d’une trentaine de communes limitrophes ou très voisines de Paris comprise à l’intérieur d’une couronne de 1 500 mètres de largeur", fait valoir le Conseil d’État. Il a aussi indiqué qu’il s’agissait d’améliorer un service rendu à titre principal aux usagers qui habitent Paris ou qui s’y rendent et non de mettre en place un service distinct destiné aux déplacements entre communes limitrophes.
Avant la fin de l’année, 300 stations (soit 4 500 vélos) supplémentaires seront ainsi implantées dans 30 villes limitrophes de Paris. Et notamment dans 9 villes de l’Est parisien : Bagnolet, Montreuil, Vincennes, Fontenay-sous-Bois, Saint-Mandé, Nogent-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Saint Maurice, Charenton-le-Pont.

Illustration du Parisien du 12 juillet 2008
Article rédigé le 18 juillet 2008