L’action de la Région
La Région Ile-de-France mène une politique extrêmement volontariste afin de lutter contre le bruit, première nuisance ressentie par les Franciliens.
S’agissant d’une action récente, la région a sollicité l’IAU Ile-de-France (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile-de-France) pour établir la première cartographie du bruit ferroviaire en Ile-de-France. Elle permet d’évaluer l’importance de la gêne occasionnée par les circulations des trains. Cet état des lieux met en évidence que les sites où le niveau sonore dépasse 75 décibels représentent 6% du réseau ferré RATP/SNCF francilien et que 18% du réseau francilien atteint un niveau sonore supérieur à 70 décibels.
D’autres études ont été engagées afin de financer des protections phoniques pour les communes exposées à des nuisances sonores supérieurs à 73 décibels le jour, ou 68 décibels la nuit. Ces études détaillées sont réalisées par les maîtres d’ouvrage concernés par le réseau, c’est à dire RFF et la RATP, en partenariat avec les communes concernées.
Les collectivités locales peuvent être maîtres d’ouvrage des projets, notamment pour ceux situés en dehors des emprises RFF ou RATP.
Cette opération, inscrite dans le volet “ Environnement ” du Contrat de Plan Etat-Région Ile-de-France 2000-2006, s’élève à 21 millions d’euros. Le financement se répartit à 50% pour la Région Ile-de-France, 25% pour le Val-de-Marne, Saint-Mandé, Vincennes et Fontenay-sous-Bois, et 25% pour la RATP.
[IAU Ile-de-France ]

C’est le 19 novembre 1931 que les Maires de Saint-Mandé et de Vincennes proposaient la couverture de la tranchée de ce qui était alors le chemin de fer Paris-Bastille-Verneuil-l’Etang.
Dans des communes très densifiées, plusieurs milliers de mètres carrés d’espaces verts sont être mis à la disposition des habitants, ainsi que des espaces ludiques pour les enfants, et de détente pour les
personnes âgées, c’est le résultat de soixante-quinze années de négociations, de consultations, d’études menées par les transporteurs, les habitants et leurs élus.
Vincennes
Vincennes est, parmi les trois communes concernées par le chantier de protection phonique des voies du RER A, la ville dont le territoire est le plus concerné par ces travaux.
Trois zones de couverture complète, sur une distance d’environ 100 mètres, intéressent en effet directement des riverains Vincennois : autant de quartiers où les habitants pourront allier à l’excellente desserte en transports en commun de la commune une meilleure qualité de vie.
Afin d’associer au mieux les habitants à la réalisation de ce projet ambitieux, la ville les a régulièrement informés des avancées du projet.
Au-delà de l’intérêt que représentent ces aménagements du point de vue de l’environnement sonore , il convient de souligner que la création, de ce fait, de trois espaces à aménager, dans une commune qui reste l’une des plus denses de France avec 23.000 habitants au km², est un acte important. Ces nouveaux espaces permettent de répondre davantage aux attentes des habitants avec la création de lieux conviviaux, trois jardins, destinés à toutes les générations.
Les travaux d’aménagement sur les jardins du centre, de l’Est et de l’Ouest ont été finalisés en mars dernier.
Les chiffres à Vincennes
| | A l’Est | Au centre | A l’Ouest | Total |
| Surface totale |
3400 m² |
2900 m² |
3000 m² |
9300 m² |
| Plantations |
38 arbres, 630 arbustes, 1500 vivaces |
43 arbres, 83 arbustes, 3300 vivaces |
74 arbres, 800 arbustes, 1800 vivaces |
155 arbres, 1513 arbustes, 6600 vivaces |
| Revêtements |
550 m² de sol fluant bleu |
1700 m² de dallage de granit noir |
830 m² de platelage bois |
|
| Aménagements |
13 mâts en bois |
6 spots encastrés et 24 appliques |
27 mâts en bois |
+ 61 structures de jeu |
Les trois nouveaux jardins suspendus de Vincennes, sur les couvertures des aiguillages du RER A, ainsi que le jardin exotique de la rue Defrance signent l’aboutissement du plan de doublement des espaces verts de la ville, commencé avec le jardin Cœur de ville et le square Carnot, ouverts en 2006.
Les jardins suspendus
D’une surface totale de plus de 9 000 m2, ces jardins, non clos, sont plus qu’une promenade traversant la ville d’est en ouest, ou que de simples jardins de proximité : ils représentent, comme les premières semaines d’utilisation l’ont prouvé, de réels espaces de liaison entre deux villes (jardin de l’est) ou deux parties de la ville auparavant séparées par la voie du RER.
Ils constituent un véritable parcours urbain, dont l’esprit novateur et le parti pris esthétique renforcent le côté ludique.

- A l’est : le jardin du Levant
D’environ 3 600 m², il est situé sur la commune de Fontenay-sous-Bois, en limite Est de Vincennes, et aux abords du bois de Vincennes. Le jardin est composé d’un grand plateau central recouvert d’un sol souple bleu et de graviers bleus, qui s’insère dans un écrin de camélias. Ces gravillons bleus non fixés sont en silice de quartz coloré. Ils réalisent une innovation technique et un parti-pris esthétique importants.

Le jardin accueille différents jeux pour les enfants (mâts à grimper en bois, jeux d’équilibre, cabane, jeux à ressorts…), et des îles végétales, densément plantées de graminées légères et de hauts pins
sylvestres.
Les mâts de différentes hauteurs sont organisés sur le plateau selon une trame régulière qu’ils partagent avec l’éclairage ; ils ont été dessinés spécifiquement pour pouvoir se combiner à des jeux :
jeux de balles, de visée, de grimpe, d’équilibre, de glisse, de ressort, ou encore assise et abris pour les plus jeunes…
De longues banquettes de bois permettent de s’installer dans la végétation.
Un ponton (platelage) en caillebotis en bois délimite l’espace.
- Au centre : le jardin du Midi

Le jardin fait une superficie d’environ 2 900 m2 et se trouve aux abords de la mairie et du centre-ville.
Un grand escalier d’eau et de pierres (granit noir) monte doucement vers un bassin, où des fontaines de brume viennent clore la perspective.
Le canal central est au même niveau que le reste du sol. Une très fine lame d’eau s’y écoule doucement. Elle est ensuite remontée en partie haute par un circuit de pompage.
Les usagers déambulent entre le canal, les carrés de fleurs et de jeux pour enfants, puis peuvent
s’asseoir sur l’un des deux longs bancs coque de bois, de part et d’autre du jardin.
Deux grands champs de thym servent de socle à ce jardin, une treille de bois garnie de grimpantes le
referme discrètement.
- A l’ouest : le jardin du Couchant

De 3 000 m², il se trouve à l’entrée ouest de la ville, à côté de la gare RER. Il est conçu comme un
parc urbain permettant de vivre une certaine intimité en pleine ville.
Une allée serpente dans un écrin végétal
luxuriant. Elle distribue des platelages de
bois qui sont, à l’image de nids, comme
suspendus dans la végétation.
Ces différents nids abritent des activités
telles fontaine de brume, jeux pour les
petits… : nid des sauts, des équilibres, des
brumes, des tout-petits, nid barque… Des
chaises sont disséminées le long du
chemin et autour des nids.
Le jardin est conçu comme un jardin
pédagogique, présentant une collection
des plantes très diversifiée.
Une trame de mâts en bois, identique à
ceux du jardin de l’est, assure l’éclairage.
Le jardin exotique
Sur 1 000 m2, ce jardin offre aux riverains une ambiance exotique et dépaysante grâce à ses palmiers géants, ses bambous et ses couleurs ensoleillées. Il propose également deux aires de jeux, une aire de repos et des voûtes végétales. Il est équipé d’un bassin de récupération des eaux pluviales, dans le cadre de la démarche de développement durable engagée par la ville.
Saint Mandé

La seconde phase des travaux s’engage et Patrick BEAUDOUIN, député-maire de Saint-Mandé, président du groupe de travail transport à l’ACTEP, confirme « qu’il sera vigilant au nom des populations qu’il représente pour obtenir, non seulement, les crédits pour les études techniques préalables, mais également, l’inscription définitive au contrat de projet Etat-Région en cours d’élaboration et pour lequel il a demandé, aux différents acteurs institutionnels, une décision ferme et définitive,
afin d’achever, une fois pour toutes, ce projet environnemental attendu par des milliers de riverains pour lesquels l’espoir est grand à la suite de la réussite de la première phase ».
Depuis la mi-mai 2008, au cœur de Saint-Mandé, un espace vert a été aménagé sur une dalle destinée à insonoriser une voie ferrée.
La portion de l’avenue Gambetta que le RER A traversait bruyamment il y a peu encore est aujourd’hui un jardin des plus dépaysants. Pour arriver à un tel prodige, il n’a pas été nécessaire de dévier la voie. On a commencé par la recouvrir d’une dalle de béton avant de planter celle-ci de végétaux des cinq continents. La commune a donné à cet aménagement magnifique le nom de l’exploratrice Alexandra David-Néel, originaire de Saint-Mandé.
Cet espace vert également baptisé Jardin des cinq continents se présente comme un nouvel espace public dans la ville. S’étirant sur une centaine de mètres, il occupe 3.000 m² dont près de la moitié est consacrée aux plantations.
Les badauds qui le traversent – ou y font une halte en s’asseyant sur un banc – découvrent, regroupés par continents d’origine, des arbustes et des arbres qu’on a choisis pour leur robustesse, la beauté de leurs feuillages et en fonction de leur période de floraison. Ils peuvent admirer aussi ce qui justifie le nom du jardin : cinq fontaines représentant chacune un continent. Et cela, de jour comme de nuit car elles sont superbement éclairées par de la fibre optique.
Les chiffres à Saint Mandé
| Participation de la ville de Saint-Mandé |
2,4 millions d’euros |
| Aides diverses |
391 000 euros du conseil régional d’Ile-de-France 150 000 euros au titre de la réserve parlemantaire obtenu sur l’intervention de Patrick Beaudouin 96 000 euros du conseil général du Val-de-Marne
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| Jardin des cinq continents |
3000 m² de superfice 71 arbres de moyen ou grand développement dont 41 tilleuls 115 ml de charmilletaillée en vague 1200 m² de massif arbustif, couvre sol et vivace 5 fontaines de 25 m² chacune |
