![]()
| CPER et SDRIF : les politiques franciliennes d’aménagement |
|---|
Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) fixe la stratégie d’aménagement de la région pour une période d’environ 25 ans. Il indique en particulier les grandes orientations pour l’usage des sols et l’architecture générale des réseaux routiers et des transports en commun. Le nouveau SDRIF, pour l’horizon 2030 devrait être finalisé en 2008. Il affiche d’ores et déjà une volonté de rééquilibrage social et territorial fort dans une perspective de croissance économique et de développement durable.
Le Contrat de Plan Etat-Région (CPER) ou nouvellement dénommé Contrat de Projets, est la mise en œuvre du SDRIF en matière
d’infrastructures de transport. Un contrat porte sur 7 ans et fixe les actions que l’Etat et chaque région s’engagent à mener conjointement. Il définit aussi les modalités de financement des actions. Celui de 2000-2006 (aussi appelé « XIIème Plan ») pour la Région Ile-de-France prévoyait l’allocation d’un budget de 4 milliards d’euros aux transports collectifs sur les 9 milliards du montant total d’engagements. Il s’est achevé fin décembre 2006 et la plupart des projets non-achevés ont été réinscrits dans le nouveau CPER portant sur la période 2007-2013 comme la construction de 50 km de lignes de tramway, le prolongement de plusieurs lignes de métro vers la banlieue ainsi que le prolongement d’une ligne à l’intérieur de Paris et la création de lignes de bus en site propre.
L’ambition de ces politiques est de mettre en œuvre, pour les futures générations, les conditions qui permettront de répondre à la demande croissante de déplacements tout en respectant des critères de qualité et de protection de l’environnement.
| Le prolongement de 3 lignes de métro |
|---|
« Afin de mieux desservir les quartiers, afin d’accompagner les projets de nouvelle urbanisation très dense en cœur d’agglomération, afin de compléter le maillage du réseau de transport et de rejoindre les rocades, des prolongements de lignes radiales de métro sont nécessaires. » extrait du projet de SDRIF.
3 prolongements de lignes de métro concernent le territoire de l’Est parisien : les lignes 1, 9 et 11.
Inscrit au SDRIF, ce projet se divise en deux phases : une première phase à horizon 2013 jusqu’à Montreuil Hôpital puis une seconde phase à l’horizon 2020 jusqu’à Rosny-Bois Perrier.
Ce prolongement est, depuis le 16 février 2007, inscrit dans le CPER 2007-2013. Le projet prévoit l’ouverture de cinq nouvelles stations : Liberté aux Lilas, Place Carnot à Romainville et Noisy-le-Sec, Hôpital de Montreuil, La Boissière et Bois-Perrier à Rosny-sous-Bois, à proximité du centre commercial Rosny 2 et de Domus.
L’association de promotion du prolongement de la ligne 11 du métro regroupe les communes concernées, la Ville de Paris et le Conseil général de Seine-Saint-Denis. L’ACTEP est membre de cette association.
Le prolongement de la ligne 1 jusqu’à Val-de-Fontenay est inscrit au projet de SDRIF mais il ne figure pas au CPER au titre des opérations prioritaires.
Jean-François Voguet, Sénateur-maire de Fontenay-sous-Bois et Laurent Lafon, maire de Vincennes, ont fondé le « Collectif des élus en faveur du prolongement de la ligne n°1 » du Métro à Carrefour des Rigollots. Grâce à une mobilisation forte des élus, le 16 février 2007, le Conseil Régional a adopté à l’unanimité un amendement mentionnant le prolongement de cette ligne au CPER.
Le prolongement jusqu’au carrefour des Rigollots impliquera la construction de 985 mètres supplémentaires de voie entre « Château de Vincennes » et la future station « Rigollots » à Fontenay-sous-Bois. Cependant l’intérêt régional du prolongement de cette ligne nécessite une extension jusqu’à Val-de-Fontenay permettant une interconnexion avec les lignes A et E du RER.
[Pour rappel, dès 1994, lors de la discussion du Contrat de Plan Etat-Région, un amendement avait été déposé demandant le prolongement de cette ligne de métro, exposant les motifs suivants « la prolongation de la ligne 1 du métro jusqu´à Val de Fontenay, avec l´implantation de plusieurs stations intermédiaires dans les quartiers les plus denses et populaires de la cité. En termes de transports et d´aménagement du réseau régional cette opération présente l´intérêt d´assurer un maillage complet hors Paris entre deux branches du R.E.R. A, Eole et la ligne 1 du métro. ]
[ http://metroauxrigollots.site.voila.fr/ ]
Un projet d’extension de la ligne en créant un nouveau terminus à Montreuil-Murs à pêches au lieu de Mairie de Montreuil est inscrit au SDRIF. Ce prolongement de la ligne permettrait la mise en interconnexion avec le Tramway T1 (Noisy-le- Sec / Val de Fontenay).
| Les rocades |
|---|
Ce projet de métro automatique, développé par le Conseil Général du Val-de-Marne, relierait en 30 minutes Cachan à Val-de-Fontenay. ORBIVAL serait articulé aux réseaux existants dans les départements voisins et maillé à toutes les lignes de RER qui pénètrent le Val-de-Marne. Longue d’une vingtaine de kilomètres, cette ligne serait ainsi bénéfique pour toute l’agglomération parisienne confrontée aux engorgements automobiles et à la surcharge des transports en commun dus au manque de liaison de banlieue à banlieue. En correspondance avec les 5 lignes du RER (A, B, C, D et E), 3 lignes de métro (7, 8 et 1) et le tramway, ORBIVAL connecterait le Val-de-Marne au territoire régional.
L’association « Orbival, un métro pour la banlieue » s’est fixée comme objectif de sensibiliser et mobiliser l’ensemble des acteurs concernés et en premier lieu les entreprises et les habitants. L’ACTEP est membre de cette association.
« Réorganiser les dessertes existantes pour une meilleure qualité de service et une augmentation de l’offre est nécessaire, mais non suffisant pour obtenir, en cœur d’agglomération, un report modal substantiel vers les transports collectifs. La liaison Arc-Express, en grande partie souterraine, est le mode le plus adapté à la desserte des zones d’urbanisation denses et continues du cœur d’agglomération. Elle permet de s’affranchir des contraintes d’insertion et de garantir des vitesses commerciales suffisantes pour concurrencer avec succès la voiture particulière. Elle sera vraisemblablement composée de plusieurs arcs. Ces arcs doivent à la fois irriguer les territoires aujourd’hui mal desservis, ainsi que ceux susceptibles d’accueillir de forts développements urbains, et assurer le maillage des lignes radiales du réseau régional structurant (lignes de RER, de trains et lignes radiales de métro prolongées en tant que de besoin). Ils permettent d’étendre considérablement la zone bénéficiant d’un réseau maillé. Ce maillage élargi bénéficie directement aux territoires du cœur d’agglomération ainsi desservis, mais également à ceux du reste de l’agglomération centrale et, au-delà, tous ceux qui y sont connectés par les grandes radiales du réseau ferré.
Les opérations à entreprendre : étudier et créer les arcs de la liaison Arc-Express :
Ce projet est inscrit au CPER. Des études seront menées afin d’améliorer l’offre en proche couronne tout en favorisant les reports modaux. Des crédits pour études et premiers travaux sont inscrits à hauteur de 25,5 millions d’euros.
Les études portent sur l’ensemble du projet Arc-Express et ont pour objectif :
Il consiste à créer, sur 28 km, deux voies dédiées au transport de voyageurs, contiguës aux voies de la ligne actuelle dite “Grande Ceinture” réservées au fret. La Tangentielle Nord, qui desservira 14 gares dont 6 nouvelles et 8 qui seront réaménagées pour assurer des correspondances avec les lignes existantes, sera en correspondance avec les RER A, B, C, D et E, avec les trains Transilien de Paris Nord et Paris Saint-Lazare, ainsi qu’avec le tramway T1. Elle constituera le maillon nord de la future rocade ferroviaire d’Ile-de-France en moyenne couronne. Le matériel utilisé sera de type tram-train afin de faciliter son insertion urbaine.
Le décret déclarant d’utilité publique la Tangentielle Norda été signé mardi 27 mai 2008 et publié le 29 mai au Journal Officiel.
La déclaration d’utilité publique permet de lancer les acquisitions foncières et de commencer les travaux dès 2009, pour mettre progressivement en service la nouvelle ligne à partir de 2014, avec une première phase d’Epinay-sur-Seine au Bourget. L’ouverture de la ligne dans son intégralité est envisagée à l’horizon 2017 avec une mise en service en 2014.
La Tangentielle Nord proposera un service de haute qualité en terme de fréquence et de régularité. Les trains, qui passeront toutes les 5 minutes aux heures de pointe (toutes les 10 minutes aux heures creuses), circuleront de 5 heures à minuit. Le trajet entre Sartrouville et Noisy-le-Sec ne demandera que 35 minutes.
Le trafic est estimé à plus de 150 000 voyageurs par jour.
Le financement de la Tangentielle Nord, inscrite au contrat de plan 2000-2006 et au contrat de projet 2007-2013 conclus entre l’Etat et la Région, sera assuré par la Région Ile-de-France, l’Etat, les conseils généraux et Réseau ferré de France (RFF). Les travaux d’infrastructure sont estimés à environ 1 milliard d’euros et le matériel roulant à environ 160 millions d’euros (aux conditions économiques de janvier 2007).
La Tangentielle Nord participera au développement économique et social des territoires traversés, en Seine Saint-Denis, dans le Val d’Oise et dans les Yvelines. Elle permettra notamment d’améliorer la desserte de 15 zones urbaines sensibles situées à moins de 750 mètres de la ligne.
Le projet de SDRIF rendu public en février 2007 prévoit la prolongation de la Tangentielle Nord jusqu’à la Gare de Noisy-le-Grand - Mont d’Est, à échéance 2020.
Le plan « Espoir Banlieues » du gouvernement, lancé le 20 juin 2008 comprend, notamment un effort sur les transports. Les 4 projets spécifiques identifiés dans le cadre d’un avenant au Contrat de projet sont le Barreau de Gonesse, la Tangentielle Nord , le ébranchement du tram-train T4, et le Tram-train Massy/Evry.

[ La Tangentielle Nord ]
[ Espoirs Banlieues / transports ]
| Les tramways |
|---|
La ligne T1 du tramway relie aujourd’hui Saint-Denis à Noisy-le-Sec. Son prolongement vers Val-de-Fontenay (Noisy-le-Sec RER E <-> Val de Fontenay RER E et A), via Rosny-sous-Bois, Montreuil et Romainville est inscrit au CPER.
Le projet prévoit un tracé de 8 km comportant 13 ou 15 nouvelles stations. A la demande de la ville de Noisy-le-Sec des recherches de solutions alternatives sur le tracé du projet sont en cours avec l’utilisation de matériels modernes tout en évaluant l’impact sur les déplacements sur l’ensemble de la commune.. Ce projet recueille le soutien de l’ensemble des partenaires dont l’ACTEP.
Pourquoi prolonger le T1 ?
[ Calendrier ]
Le tram-train reliant Bondy-Aulnay, le RER E au RER B, appelé ligne « T4 - Ligne des Coquetiers » a été mis en service en novembre 2006. Le prolongement de la ligne au pôle multimodal de Noisy le Sec (T1, Tangentielle Nord), figure également au projet du SDRIF. Certaines associations réclament le prolongement de la ligne à Paris, afin d’éviter une rupture de charge.
Les élus de l’ACTEP souhaitent que la ligne T4 soit prolongée jusqu’à Noisy-le-Sec.
| Les Transports en Commun en Site Propre (TCSP) |
|---|
Une nouvelle ligne Trans Val-de-Marne (TVM) est à l’étude à l’est, qui rejoindrait la station Créteil - Place de l’abbaye à la gare RER A de Noisy-le-Grand Mont d’Est. Appelé Est TVM, ce projet est en phase d’étude, avec un passage en site banalisé dans la traversée de Saint-Maur.
Actuellement, il présente les caractéristiques suivantes :
Date prévisionnelle de mise en service : 2011.
Dans le cadre de l’ouverture à l’urbanisation des réserves foncières qui avaient été constituée pour un projet d’infrastructure autoroutière aujourd’hui abandonné, un nouveau projet de transport en commun prend corps.
Un projet de bus en site propre reliant Chènevières à Noisy-le-Grand, appelé Altival, est ainsi prévu sur le tracé de l’ancienne voie de desserte orientale entre RN 4 et RN 19. Ce projet est inscrit au SDRIF à horizon 2013. Des études de définition pourraient être menées à la suite de l’étude urbaine en cours, avec pour objectif une concertation préalable en 2009 et l’établissement d’un schéma de principe en 2010. Altival desservira les villes de Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-Marne, Bry-sur-Marne et Noisy-le-Grand.
Voir aussi sur le site de l’ACTEP : [ un plan d’urgence pour le RER A ].
[ Cartes interactives sur les transports sur le site de la Région ]





