L’Est parisien est une terre de diversité et son patrimoine architectural ne fait pas exception. Les différentes formes d’architecture sont indissociables des étapes d’urbanisation qui ont vu leur émergence.
Le principal monument présent sur le territoire de l’Est parisien est le château de Vincennes, mais d’autres châteaux sont implantés sur ce territoire : le château du Parangon à Joinville-le-Pont, le château de Coeuilly à Champigny-sur-Marne et le château de Bry-sur-Marne.
Né au cours du XIIe siècle, un peu avant le Louvre, Vincennes est l’un des rares châteaux les plus importants de l’histoire de France. C’est aussi l’un des châteaux-forts les plus vastes et les mieux conservés d’Europe.
http://www.chateau-vincennes.fr/
http://vincennes.monuments-nationaux.fr/
Le pavillon Baltard, mémoire des Halles de Paris, témoin de l’architecture métallique des marchés couverts de la seconde moitié du XIXème siècle – surplombe la Marne. En 1972, le marché parisien doit s’agrandir, et il quitte ces pavillons que les pouvoirs publics décidèrent alors de détruire, provoquant ainsi de vives contestations. Seul le Pavillon n°8, qui abritait le marché des œufs et de la volaille, sera conservé comme Pavillon-témoin. Il sera classé monument historique et Nogent-sur-Marne, aux portes de la capitale, sera choisi pour sa réinstallation. Peu après, les Orgues du Gaumont-Palace, menacées de disparition à la suite de la démolition du grand cinéma, furent également classées puis remontées dans le Pavillon.
Ce monument historique est devenu aujourd’hui un espace contemporain polyvalent, dédié à tous les événements, comme les soirées de gala, séminaires, forums, salons, concerts, manifestations culturelles, etc….
Le territoire compte également de nombreux monuments historiques : des édifices religieux, tels que l’église Saint Pierre Saint Paul de Montreuil ou le couvent Notre-Dame-de-l’Assomption à Neuilly-Plaisance, ainsi que des bâtiments d’époque (la maison Napoléon III à Neuilly-Plaisance, la maison des Gardes à Saint-Mandé, les hôpitaux de Maison Blanche et Ville-Evrard de Neuilly-sur-Marne).
Une série de constructions parfois isolées de différentes époques participent à l’identité du territoire. Il s’agit tout d’abord de demeures édifiées au tournant des XIX et XXème siècles. Ainsi les bords de Marne recèlent des trésors d’architecture caractéristiques d’une période faste, marquée par le goût des voyages et par l’avènement des techniques de construction. La maison de villégiature cherche avant tout à se singulariser, à marquer son originalité.

- Conservatoire de musique, Ile Fanac
En 1840, dans un contexte de tension internationale, le roi Louis-Philippe et son premier Ministre, Adolphe Thiers, décident en toute hâte de faire ériger une ceinture fortifiée autour de Paris. Sur le territoire de l’Est parisien, on compte les forts de Nogent-sur-Marne, Vincennes, Charenton-le-Pont et Villiers-sur-Marne.

A la Belle Epoque, s’implante des équipements publics dédiés à l’hygiène du corps et de l’esprit tels que l’école maternelle Travail à Bagnolet ou les bains-douches de Bondy. A la même époque, on voit fleurir les cités jardins à Noisy-le-Sec, Bagnolet ou encore Champigny-sur-Marne. L’audace des architectes s’exprime dans des constructions plus récentes tels que le collège Marais de Villiers à Montreuil ou le Palacio d’Abraxas à Noisy-le-Grand.

- Bains douches
- © Ville de Bondy
A la frontière entre le patrimoine architectural remarquable et banal, les Hôtels de Ville de l’Est parisien sont des trésors trop souvent ignorés. Ainsi, l’Hôtel de Ville de Vincennes dont l’édification remonte à la fin du XIXème siècle abrite des tableaux et porcelaines de la manufacture de Vincennes et un dôme remarquable. L’hôtel de Ville de Montreuil dont l’architecture est un modèle de l’architecture des années 30 accueille un tableau de Paul SIGNAC.
A noter aussi, les Murs à Pêches de Montreuil. Les Murs à Pêches, ce sont d’abord la découverte au XVIIème siècle que cultiver des pêches sur des Murs recouverts de plâtre permet de restituer une chaleur constante, de jour comme de nuit. Mais des 600 km de murs répertoriés à l’époque, il ne reste plus aujourd’hui que 17 km sur une surface de 38 ha qui sont l’objet de toutes les attentions, de préservation et de restauration. A terme, le réaménagement du site répondra à l’objectif de mixité urbaine en réunissant lieu de promenade, d’habitation et d’activité économique.