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Depuis 2004, l’ACTEP a confié au GRECAM, une note annuelle de conjoncture sur l’immobilier d’entreprise. Plus qu’un diagnostic, cet outil est un moyen d’analyse et d’anticipation des réactions des marchés. Il met en évidence pour le territoire de l’Est parisien le marché des bureaux, des locaux mixtes et des ateliers PME-PMI et leurs environnements concurrentiels.
L’Est parisien : une offre tertiaire renouvelée,
des stocks au plus bas
Depuis 3 ans, le marché des bureaux franciliens est favorable,
l’ACTEP voit donc son offre neuve se renouveler plus
activement depuis le début de l’année 2007 ;
la pression de la demande de bureaux neufs
a en effet tari le stock disponible, réduit à
1 500 m2 à peine à fin juin. Cela explique le
léger ralentissement observé dans les commercialisations
entre juin 2006 et juin 2007
(123 500 m2 placés contre 160 000 m2 au cours
des 12 mois précédents), sans remettre en
cause la dynamique amorcée dès 2005.
Le marché des bureaux de l’ACTEP : une offre neuve
insuffisante, un report vers la seconde main
L’élan donné par la relance de l’offre neuve se confirme, et si l’on n’atteint pas le niveau de transactions de l’an passé, c’est que l’offre
neuve ne s’est pas renouvelée assez rapidement. Le stock vacant de première main est, en effet, aujourd’hui tombé à 1 500 m² seulement, contre près de 20 000 m2 en juillet 2006. Or, c’est bien la demande en bureaux neufs qui avait tiré les commercialisations vers
le haut entre juin 2005 et juin 2006 (75 % des
surfaces placées). Le report de la demande
vers la seconde main, depuis mi-2006 (plus
de 60 000 m2 commercialisés contre environ
40 000 m2 au cours des 12 mois précédents,
n’a pas suffi à compenser complètement le
manque d’offre neuve. Mais cela a permis au
stock de seconde main de se réduire de 15 % ;
il s’établit à 63 500 m2. Il s’agit d’une tendance
générale sur l’ensemble de la petite couronne.
Il est cependant vraisemblable que la dynamique
des commercialisations de bureaux
neufs retrouvera un meilleur niveau dans les
2 années à venir. En effet, 104 000 m2 de
bureaux sont aujourd’hui en chantier, dont
80 % encore disponibles dans un contexte
régional de relance de l’offre neuve, principalement
en petite couronne.
L’ACTEP dans son environnement concurrentiel :
un territoire attractif, une compétitivité certaine
Les deux faits marquants de ces 12 derniers mois
sont, d’une part, le tarissement des disponibilités,
y compris en chantier, dans Paris Sud-
Ouest, d’autre part, la croissance significative
des disponibilités en chantier dans le secteur
de Plaine-Commune.
L’épuisement du stock de Paris Sud-Ouest s’explique
par plusieurs transactions d’envergure
dans des bureaux de seconde main (notamment
les 20 000 m2 pris par Natixis dans la ZAC Bercy)
et par l’absence d’offre neuve en chantier
(les prochains lancements étant attendus en
2008, et surtout en 2009, avec les 20 000 m2 du
lot T8 dans la ZAC Paris Rive Gauche).
D’autre part, la bonne tenue des commercialisations
du secteur Plaine-Commune a incité les
promoteurs à relancer significativement l’offre
neuve : Spallis (36 000 m2 réalisés par Bouygues
Immobilier), Portes de France (24 000 m2 par
Capital&Continental) ou encore Parc des Portes
de Paris (17 000 m2 par Icade EMGP).
Avec des niveaux de loyers très comparables à
ceux de l’offre neuve proposée sur le territoire
de l’ACTEP (entre 220 et 300 e/m2/an en fonction
de la qualité de l’emplacement, proximité
de Paris et des dessertes notamment), il s’agira
donc d’une concurrence directe sur le créneau,
en croissance, de l’offre neuve et bon marché de
la proche périphérie parisienne. La demande de
locaux neufs à loyers attractifs reste cependant
soutenue par les besoins issus des regroupements
et extensions que connaissent de nombreux
groupes et services publics.
Ateliers PME-PMI et locaux mixtes :
un marché restreint
Le marché des locaux d’activités d’Ile-de-France
est aujourd’hui en pleine mutation. D’une part,
le marché de la logistique est de plus en plus
consommateur de surfaces, et se reporte progressivement
au delà des limites de l’Ile-de-
France (développement d’importants parcs
logistiques dans l’Eure et l’Oise notamment).
D’autre part, le parc de locaux PME/PMI doit se
reconvertir pour faire face à l’évolution des
besoins nés de la tertiarisation de l’économie.
On assiste ainsi au développement d’une
offre neuve, aussi bien en Petite Couronne
(Seine-Saint Denis notamment) qu’en Grande
Couronne (Lisses, Val d’Europe…).
Sur le territoire de l’ACTEP, le Parc des
Guillaumes (Caprim), desservi directement par
l’A3 et l’A86 connaît cependant une commercialisation
assez lente : la première tranche
(environ 10 000 m2, livrés en 2005) offre encore
1 444 m2 à la location, proposés à 120 e/m2/an
(dans le haut de la fourchette du marché). La
deuxième tranche (10 000 m2 également), en
chantier, livrable fin 2007, est entièrement
disponible. Une troisième tranche devrait
encore voir le jour. Le parc des Guillaumes subit
notamment la concurrence de Stains où Sebail
vend à utilisateur, par lots de 600 à 1 000m2,
des locaux non aménagés à 740 e/m2.
Quant au marché des locaux mixtes, il demeure
limité par le manque d’offre. Le stock vacant
est tombé à moins de 15 000 m2, suite à des
commercialisations en légère hausse, mais aussi
à la disparition de certains produits (ex : transformation
en logements et bureaux).
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